Collaborations artistiques

Compositeurs

Bastien David

Bastien DAVID [1990] a étudié la composition dans les classes de Bernard Cavanna et José Manuel Lopez Lopez au Conservatoire de Gennevilliers. Il est actuellement élève dans la classe de composition de Gérard Pesson au Conservatoire Nationale Supérieur de Musique de Paris.

Sa musique a été interprétée par les solistes de l’ensemble Intercontemporain, l’Ensemble TM +, l’Instant Donné, 2E2M, Court-circuit, Zafraan-ensemble, le quatuor Selini, le quatuor Tchalik, Xamp ainsi que l’ensemble Aleph par lequel il obtient deux commandes d’état. Sa musique a été diffusée sur l’Acousmonium du GRM ainsi que sur les ondes de France Musique.

Ses pièces ont été programmées au Festival Présences de Radio France, au Festival d’Aix en Provence, au Festival Messiaen, au Festival Aujourd’hui Musiques, aux festivals Why note, Klasik, le Bruit de la musique, ainsi qu’au Festival Impuls à Berlin. Sa musique a été interprétée dans des lieux tels que la Philharmonie de Paris, le théâtre de l’Aquarium à la Cartoucherie de Vincennes ou encore à la Marbrerie de Montreuil.

En 2018, l’Académie de Beaux-Arts de Paris a décerné à Bastien un prix d’encouragement. Parmi ses projets de créations à venir, un trio pour KDM, une pièce pour le Festival du Printemps des Arts de Monaco.


Alexandros Markeas

Alexandros-Markeas

Né en 1965 à Athènes, Alexandros Markeas étudie le piano et l’écriture musicale au Conservatoire National de Grèce. Il continue ses études de piano au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il se spécialise dans la musique improvisée et il donne de nombreux concerts en soliste ou en formation.
Parallèlement, il se consacre à la composition.
Il suit les classes d’écriture, d’analyse et de composition du CNSMDP avec Guy Reibel, Luis Naon, Laurent Cuniot, Michael Levinas, et Marc-André Dalbavie et obtient les premiers prix de contrepoint, fugue et composition, discipline dont il suit le cycle de perfectionnement. Il est aussi sélectionné pour suivre le cursus annuel de composition et d’informatique musicale de l’IRCAM ainsi que l’Académie de composition du festival d’Aix- en-Provence.
Depuis 20 ans, ses œuvres sont joués en France et à l’étranger par différentes formations comme l’Ensemble InterContemporain, Court-Circuit, l’Itinéraire, TM+, Ars Nova,le quatuor Habanera, les Orchestres Philharmonique et National de Radio France, l’Ensemble Modern, le quatuor Arditti, les Percussions de Strasbourg…
Il reçoit des commandes d’État, de Radio France, de la Fondation Royaumont, du musée du Louvre, ainsi que des aides à la création pour ses projets multimédia (DRAC Ile-de- France, Mairie de Paris, festival Romaeuropa).
Il compose également beaucoup d’œuvres pédagogiques, destinées aux enfants et aux formations d’amateurs.
En 1999, Alexandros Markeas est nommé pensionnaire de l’Académie de France à Rome à la Villa Médicis et en 2001 il reçoit le prix Hervé Dugardin de la SACEM.
En 2006, il reçoit le prix du syndicat des critiques. En 2009 il reçoit le prix du nouveau talent musique de la SACEM pour son opéra de chambre Outsider.
Depuis 2003, il enseigne l’improvisation au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il est actuellement compositeur en résidence auprès de l’Arsenal de Metz.
Le travail d’Alexandros Markeas est marqué par sa volonté de décoder et de modifier les mécanismes de la perception musicale. Les musiques traditionnelles méditerranéennes sont pour lui une source d’inspiration essentielle. Il s’inspire également de différents domaines d’expression artistique, tels que l’architecture, le théâtre, et les arts plastiques (installations, événements, vidéo, web) pour chercher des alternatives au concert traditionnel et créer des situations d’écoute musicale particulières. Ses pièces sont marquées par un esprit théâtral et par l’utilisation des techniques multimédia.

Lorsque Frédéric Bétous a souhaité enregistrer les madrigaux sur le Canzoniere de Pétrarque (L’aura mia sacra), Alexandros Markeas a proposé une composition sur un cycle de cinq pièces « They said Laura was somebody ELSE », inspirées de cinq sonnets de Pétrarque, réunis et traduits par Aragon en 1947 pour une édition comprenant également une eau forte de Picasso.

Alexandros Markeas a retrouvé La Main Harmonique en 2016, pour la création Une Autre Odyssée, requiem pour les migrants morts en mer Méditerranée. Il mêle aux mélodies traditionnelles la musique de Gesualdo, Monteverdi et Victoria pour un hommage vibrant aux migrants sur le texte « Aller Simple » d’Erri de Luca.

www.alexandros-markeas.net


Caroline Marçot

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© Julie Gallet

Caroline Marçot est née à Paris en 1974. Pianiste de formation, elle se passionne pour le phénomène sonore dans ses trois dimensions : élaboration, interprétation et perception. Elle acquiert une solide expérience de la musique vocale à la Maîtrise de Radio-France puis au Jeune Chœur, et obtient dans le même temps au Conservatoire de Paris les prix d’analyse, de contrepoint renaissance, d’écriture XXe siècle, d’orchestration et d’acoustique.
Lauréate 2003 de la Fondation Natexis, son catalogue en cours d’impression aux éditions Jobert-Lemoine comprend des oeuvres vocales et instrumentales commandées par l’Ariam Île de France, l’ADDIM Haute-Saône, l’Orchestre des Jeunes de la Méditerrannée, la Cité de la Musique, Musique Nouvelle en Liberté et interprétées notamment par Geofffroy Jourdain, Rachid Safir, Laurence Equilbey, Roland Hayrabedian, Gildas Pungier, Lionel Sow, Daniel Reuss, l’ensemble Clément Janequin, le consort de violes Sit Fast…
Son activité de chanteuse l’inscrit régulièrement dans la saison de plusieurs chœurs de chambre aux répertoires éclectiques : baroque, romantique et création. Dans l’ensemble de solistes Mora Vocis, elle défend le patrimoine sonore médiéval, lyrique, et de transmission orale, tandis qu’au sein de l’ensemble l’Échelle, elle fait rayonner le caractère humaniste de la musique vocale de la Renaissance.

Pour son enregistrement Sacrae Cantiones, l’ensemble La Main Harmonique a commandé un cycle de sept pièces à Caroline Marçot, intitulé Ma, qui révèle, par contraste, les multiples aspects des motets de Gesualdo, et crée avec eux un lien de présence intemporelle. « Ma », selon la notion japonaise qui désigne « l’espace vivant entre les choses et entre les êtres », se veut comme une contemplation de ce qui se manifeste, vibre et entre en résonance (Notes sur le « Ma », Okuyama K. Atelier du Lierre éditions, 2013)

Caroline Marçot explique : « Écouter est un acte musical en soi, et non seulement l’émission du son. Éléments interdépendants, dans une conscience globale. Se défaire de la rhétorique, du discours, pour laisser s’épanouir des éléments sonores dans leur stabilité. « MA », dans le sens japonais, est ce qui prend place dans l’esprit de celui qui fait l’expérience de ces éléments. Réhabiliter le demi-ton au sein de cette stabilité, et non dans le principe chromatique doloriste de Gesualdo. La dissonance chez Gesualdo apparaît même dans les textes les plus clairs. La lumière qu’il décrit l’éblouit. C’est parce qu’elle lui fait mal que son langage chromatique évoque la douleur ».


Mise en scène

Michel Schweizer

Identifié comme chorégraphe, Michel Schweizer s’attache pourtant à s’affranchir depuis de très nombreuses années de ce champ disciplinaire. Il mène pour cela des expériences artistiques particulières à travers lesquelles la réalité du vivant (le sujet humain) exposé en scène et son degré d’authenticité sont centrales dans sa réflexion et sa pratique de création.

Il n’est pas étonnant qu’il ait pu ainsi entamer depuis plus de dix ans une collaboration régulière avec l’ensemble Proxima Centauri de Bordeaux, ensemble de musique contemporain internationalement reconnu.

Michel Schweizer a donc contribué à la mise en scène de différents programmes de concert de cet ensemble, en développant aussi un travail singulier sur la situation du musicien estimant qu’au-delà de son statut celui-ci restait malgré tout une identité humaine observable et observée, une présence bavarde

C’est donc naturellement qu’il a choisi d’accompagner les chanteurs de l’ensemble La Main Harmonique, occasion pour lui de prolonger son travail auprès d’interprètes musicaux pour créer des conditions qui permettent à chaque chanteur de gagner les capacités de compréhension et de maîtrise de sa situation d’interprète et de sujet.

Par ailleurs, il partage avec Frédéric Bétous la mise en scène du projet AND NOW.

 

Collaborations scientifiques


Etienne Anheim

Maître de conférences en histoire du Moyen Âge à l’université de Versailles/Saint-Quentin-en-Yvelines, directeur de la revue Annales. Histoire, Sciences Sociales et chroniqueur au Monde des Livres pour l’histoire médiévale. Il a soutenu en 2004 une thèse consacré à la vie culturelle à Avignon sous le règne du pape Clément VI (1342-1352). Il a collaboré au livret de l’enregistrement Clemens Deus Artifex


Marc Busnel

Chanteur, enseignant, musicologue, contributeur du Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance de Tours, auteur de la restitution des parties manquantes des Sacrae Cantiones.

C’est durant son cursus de musicologie à l’Université de Tours que Marc Busnel aborde le répertoire de la Renaissance avec l’ensemble Jacques Moderne sous la direction de Jean-Pierre Ouvrard. Parallèlement, des études de formation musicale et écriture au Conservatoire de Tours, des cours de chant avec Pali Marinov lui permettent d’accéder à d’autres périodes musicales, jusqu’à des créations contemporaines. Après des débuts professionnels avec l’ensemble Clément Janequin, il se produit actuellement avec les ensembles Huelgas, Doulce mémoire, Musica Nova, Musicatreize, Le Concert Spirituel, La Main Harmonique, ainsi qu’en soliste.


Catherine Deutsch

Maître de conférences en musicologie (Université Paris-Sorbonne), Docteur en musicologie (Paris-Sorbonne / Alma Mater Bologna) et l’auteur de Carlo Gesualdo (Bleu Nuit Editeur. Elle a collaboré aux livrets des enregistrements L’aura mia sacra et Sacrae Cantiones).


Julien Ferrando

Musicien spécialiste des claviers médiévaux et docteur en musicologie, il enseigne l’histoire de la musique du Moyen Âge, la paléographie et dirige un atelier de musique ancienne au département Art (ALSH) de l’université d’Aix-Marseille (AMU). Il a collaboré au livret de l’enregistrement Clemens Deus Artifex et il est l’invité du Festival Musique en Chemin notamment pour les « mises en oreille ».


Jean-Luc Nardone

Agrégé d’italien, docteur de l’Université de Paris IV-Sorbonne, maître de conférences à l’Université de Toulouse-Jean Jaurès et auteur de Pétrarque et le pétrarquisme (PUF). Il a collaboré au livret de l’enregistrement L’aura mia sacra.