À la lumière des étoiles

© Orane Benoit

Distribution

Nadia Lavoyer / Soprano et orgue
Judith Derouin / Soprano
Frédéric Bétous / Alto
Guillaume Gutiérrez / Ténor
Jeroen Bredewold / Basse et orgue

Durée : 1h15

Dans un concert mis en espace d’une grande variété de formes et de styles, les chanteurs alternent les effectifs : de l’air pour soliste à la polyphonie à cinq voix, ils s’accompagnent à l’orgue où aux percussions, récitent une poésie, déambulent et jouent avec l’acoustique propre à chaque lieu.
 
Monteverdi et ses contemporains sont au centre du jeu. Ces derniers ont tout naturellement puisé dans l’imaginaire poétique de leur temps, notamment celui lié aux astres (étoiles, soleil) et à la mer, pour mettre en musique les tourments amoureux.

En miroir, une question est posée : à quel imaginaire contemporain ses images font-elles écho aujourd’hui ?  Raphaèle Biston en donne sa vision dans sa pièce «Solis» – qui évoque le Soleil. Bruno Fontaine, quant à lui, propose un arrangement de la célèbre chanson de Charles Trenet, « La Mer».

« Ô célestes flambeaux,
Vous ressemblez aux yeux lumineux
De celle que j’aime et que j’adore. »

Torquato Tasso

Programme

O Maria diana stella

Sfogava con le stelle

Sfogava con le stelle

Al lume delle stelle

Tolse dal Ciel due Stelle

Lune et Ombre

Occhi lucenti assai

Quando col dolce suono

Si dolce è’l tormento

Ecco mormorar l’onde

Non veggio il mio bel Sole

Solis

Lungi dal mio bel sole

Lungi dal mio bel sole

Quando il turbato mar

La Mer

Quante son stelle

Giovanni Razzi (1531–1611)

Claudio Monteverdi (1567–1643)

Giulio Caccini (1551-1618)

Luca Marenzio (1553-1599)

Pomponio Nenna (1556-1608)

Alexandros Markeas (1965)

Baldassare Donato (1530-1603)

Jacques Arcadelt (1507-1568)

Claudio Monteverdi

Claudio Monteverdi

Pomponio Nenna

Raphaèle Biston (1975)

Enrico Radesca (1570-1625)

Luca Marenzio

Philippe de Monte (1521-1603)

Trenet / Bruno Fontaine (1957)

Claudio Monteverdi

Thomas Millet

Distribution

Soprano Nadia Lavoyer, Caroline Arnaud 
Contre-ténor Frédéric Bétous
Ténor Fabrice Foison
Basse Marc Busnel

SORTILÈGE

Alchimies musicales d’hier et d’aujourd’hui

Notre quotidien est coloré d’une myriade d’actions auxquelles nous ne prêtons pas grande attention. En effet, combien de temps passons-nous dans une journée en « mode automatique » ? La motivation à l’origine de nos agissements nous demeurant inconnue car inconsciente… Serions-nous ensorcelés ?

Sortilège est un moment musical qui s’adresse à notre intimité la plus profonde : nous écoutons ces polyphonies qui nous touchent, ces voix qui résonnent comme des incantations. La musique agit sur nous comme le feraient des formules magiques complexes, nous ouvrant à une plus grande sensibilité à nous-mêmes et au monde.

Les voix parlent d’amour, elles sont joyeuses ou tristes (D’une coline m’y proumenant, Blessé d’une plaie inhumaine, S’io non miro …). Elles évoquent tantôt une nature foisonnante (Zefiro torna, Fine knacks for lady, Siembra …), tantôt une nature en péril (Saccage …). Elles se jouent du paradoxe et nous questionnent au plus profond de notre humanité (Me, me and none but me, L’un aimera, Toutes les nuitz …).

Ces musiques auraient-elles un pouvoir semblable à celui d’un antidote puissant ? Le pouvoir de transformer notre équilibre intérieur et notre état d’esprit ? Le pouvoir de nous révéler nos forces et nos faiblesses ? Celui, enfin de nous délivrer des sortilèges !

La Main Harmonique, ensemble reconnu pour son interprétation du répertoire de la Renaissance et du premier Baroque, choisit avec ce programme de faire un pas de plus pour rendre plus directe et plus proche la perception des polyphonies par le public.

La disposition en cercle est privilégiée, avec les auditeurs tout autour et au plus près.

Et surtout, Sortilège s’adapte à toutes les acoustiques et à tous les lieux, intérieurs et extérieurs. Le format « de poche », où les chanteurs présentent eux-mêmes les pièces musicales contribue à un effet de proximité toujours bienvenu.

Avec les pièces contemporaines et les arrangements de chansons populaires, les thèmes abordés font le lien avec les problématiques intemporelles que sont les relations humaines et les sentiments amoureux, comme celles plus actuelles liées à l’urgence écologique.

Programme

Arreste un peu, mon coeur – Guillaume Costeley

Sans lever le pied – Pierre Clereau

Blessé d’une plaie inhumaine – Claude Lejeune

D’une coline m’y proumenant – Claude Lejeune

Sauge Paysage Poivre Pouvoir – Violeta Cruz

Ahi, chi m’aita – Domenico Mazzocchi

Zefiro Torna – Claudio Monteverdi

S’io non miro – Carlo Gesualdo

Si, ch’io vorrei morire – Claudio Monteverdi

Ciechi desir – Michelangelo Rossi

Saccage – Raphaèle Biston

Le beau du monde s’efface – Pascal de L’Estocart

La glace est luisante et belle – Pascal de L’Estocart

Quand le jour fils du soleil – Pascal de L’Estocart

Jamais n’avoir, et toujours désirer – Pascal de L’Estocart

Lune et ombre – Alexandros Markeas

Me, me and none but me – John Dowland

Fine knacks for lady – John Dowland

Come aways weet love – Thomas Greaves

Création – Caroline Marçot