À la lumière des étoiles
Voyage polyphonique de la renaissance à nos jours
Thomas Millet
Distribution
Nadia Lavoyer / Soprano
Judith Derouin / Soprano
Frédéric Bétous / Alto
Guillaume Gutiérrez / Ténor
Jeroen Bredewold / Basse
Durée : 1h15
Monteverdi et ses contemporains ont puisé dans l’imaginaire poétique de leur époque pour peindre en musique les tourments de l’amour. Le symbolisme autour du regard notamment est particulièrement présent.
Les yeux féminins sont souvent comparés aux étoiles et au soleil, ou encore à des flammes ou à des armes ! Ils peuvent s’avérer cruels pour l’amoureux transi.
Les yeux sont aussi associés à la lumière, contempler les yeux aimés revient alors à se rapprocher du divin ! Concernant la symbolique de la mer, l’amant (le poète) y voit par exemple le reflet de ses états amoureux.
Les musiciens puisaient dans ces images fortes comme à une source, afin de traduire en gestes sonores l’inquiétude de l’amant, ses incertitudes et sa douleur, ou encore la jalousie qui le tenaillent.
En miroir, autour de commandes à des compositeurs et compositrices, nous nous sommes demandés à quel imaginaire les étoiles (et en particulier notre soleil) et la mer s’inscrivent dans l’imaginaire de notre époque.
Le concert est mis en espace, les chanteurs alternent des effectifs à 1, 2, 3, 4 ou 5 parties.
Dans une dynamique très vivante les chanteurs sont amenés à s’accompagner à l’orgue, à dire un texte ou une poésie.
« Ô célestes flambeaux,
Vous ressemblez aux yeux lumineux
De celle que j’aime et que j’adore. »
Torquato Tasso
Programme
Al lume delle stelle
Ad una fresca riva
Lune et Ombre
Si dolce è’l tormento
La terra fiorirà
Non veggio il mio bel Sole
Solis
Ecco mormorar l’onde
Rubai’yat
Quante son stelle
Lungi dal mio bel sole
Sfogava con le stelle
Rid’il Ciel rid’il Sole
Tolse dal Ciel due Stelle
La Mer
Luca Marenzio (1553-1599)
Luca Marenzio
Alexandros Markeas (1965)
Claudio Monteverdi (1567–1643)
Giovanni Maria Nanino (1543-1607)
Pomponio Nenna
Raphaëlle Biston
Claudio Monteverdi (1567–1643)
Caroline Marçot
Claudio Monteverdi
Enrico Radesca (1570-1625)
Giulio Caccini (1551-1618)
Pomponio Nenna
Pomponio Nenna
Trenet / Bruno Fontaine (1957)
Thomas Millet
Distribution
Soprano Nadia Lavoyer, Caroline Arnaud
Contre-ténor Frédéric Bétous
Ténor Fabrice Foison
Basse Marc Busnel
SORTILÈGE
Alchimies musicales d’hier et d’aujourd’hui
Notre quotidien est coloré d’une myriade d’actions auxquelles nous ne prêtons pas grande attention. En effet, combien de temps passons-nous dans une journée en « mode automatique » ? La motivation à l’origine de nos agissements nous demeurant inconnue car inconsciente… Serions-nous ensorcelés ?
Sortilège est un moment musical qui s’adresse à notre intimité la plus profonde : nous écoutons ces polyphonies qui nous touchent, ces voix qui résonnent comme des incantations. La musique agit sur nous comme le feraient des formules magiques complexes, nous ouvrant à une plus grande sensibilité à nous-mêmes et au monde.
Les voix parlent d’amour, elles sont joyeuses ou tristes (D’une coline m’y proumenant, Blessé d’une plaie inhumaine, S’io non miro …). Elles évoquent tantôt une nature foisonnante (Zefiro torna, Fine knacks for lady, Siembra …), tantôt une nature en péril (Saccage …). Elles se jouent du paradoxe et nous questionnent au plus profond de notre humanité (Me, me and none but me, L’un aimera, Toutes les nuitz …).
Ces musiques auraient-elles un pouvoir semblable à celui d’un antidote puissant ? Le pouvoir de transformer notre équilibre intérieur et notre état d’esprit ? Le pouvoir de nous révéler nos forces et nos faiblesses ? Celui, enfin de nous délivrer des sortilèges !
La Main Harmonique, ensemble reconnu pour son interprétation du répertoire de la Renaissance et du premier Baroque, choisit avec ce programme de faire un pas de plus pour rendre plus directe et plus proche la perception des polyphonies par le public.
La disposition en cercle est privilégiée, avec les auditeurs tout autour et au plus près.
Et surtout, Sortilège s’adapte à toutes les acoustiques et à tous les lieux, intérieurs et extérieurs. Le format « de poche », où les chanteurs présentent eux-mêmes les pièces musicales contribue à un effet de proximité toujours bienvenu.
Avec les pièces contemporaines et les arrangements de chansons populaires, les thèmes abordés font le lien avec les problématiques intemporelles que sont les relations humaines et les sentiments amoureux, comme celles plus actuelles liées à l’urgence écologique.
Programme
Arreste un peu, mon coeur – Guillaume Costeley
Sans lever le pied – Pierre Clereau
Blessé d’une plaie inhumaine – Claude Lejeune
D’une coline m’y proumenant – Claude Lejeune
Sauge Paysage Poivre Pouvoir – Violeta Cruz
Ahi, chi m’aita – Domenico Mazzocchi
Zefiro Torna – Claudio Monteverdi
S’io non miro – Carlo Gesualdo
Si, ch’io vorrei morire – Claudio Monteverdi
Ciechi desir – Michelangelo Rossi
Saccage – Raphaèle Biston
Le beau du monde s’efface – Pascal de L’Estocart
La glace est luisante et belle – Pascal de L’Estocart
Quand le jour fils du soleil – Pascal de L’Estocart
Jamais n’avoir, et toujours désirer – Pascal de L’Estocart
Lune et ombre – Alexandros Markeas
Me, me and none but me – John Dowland
Fine knacks for lady – John Dowland
Come aways weet love – Thomas Greaves
Création – Caroline Marçot
